Concours de création artistique - Cinéma/Photographie
La Frontière de l'Invisible
« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».
Le Petit Prince (1943), Antoine de Saint-Exupéry.
Explorer la frontière de l'invisible par le prisme de l'infiniment petit (mais cela n’est qu’une piste), c'est accepter de faire basculer notre regard dans le vertige du microcosme. À cette échelle, la frontière n'est pas une rupture, mais une membrane poreuse où la matière perd sa rigidité pour devenir pure vibration, énergie et poésie. En deçà de ce que nos yeux biologiques peuvent percevoir, se déploie une architecture secrète, un "infiniment grand du dedans" qui soutient pourtant la trame de tout notre réel. Tout l’enjeu de la réalisation artistique s'installe précisément sur cette charnière critique : il se veut un microscope sensible, une tentative de matérialiser l'imperceptible pour donner corps au vide fertile et rendre palpable ce tissu caché qui nous compose et nous entoure. C'est une invitation à ralentir, à changer de focale, pour contempler le murmure secret de la matière. La frontière de l’invisible, c’est aussi l’émotion que l’on sent, que l’on comprend, que l’on entend, mais qui ne se voit pas, ou indistinctement. C’est le murmure caché. Enfin, la frontière de l’invisible peut tout aussi bien entraîner l’artiste dans le monde de l’irréel, du fantastique, des spectres et des lumières évanescentes ! Un nouveau monde peut être saisi par le photographe ou le cinéaste, un monde imaginaire qui ne se voit qu’avec le cœur !
En photographie et en cinéma, explorer la frontière de l'invisible revient à redéfinir les puissances de l’objectif pour en faire un organe de perception poétique. Là où l’œil humain s’arrête, la lentille devient un microscope sensible, capable de figer l'imperceptible ou de dilater le temps. À cette échelle macroscopique, la matière se métamorphose : une texture cellulaire devient un paysage abstrait, une particule en suspension devient une étoile, et le mouvement le plus infime acquiert une force monumentale. À travers le jeu des profondeurs de champ, de la lumière qui découpe l'ombre, et du grain même de l’image, le travail de l’artiste cherche à capturer ce seuil vibratoire où le réel bascule dans le mystère. Il s’agit bien ici de ralentir le flux du monde pour donner corps au "vide fertile" et révéler que la trame secrète du vivant possède sa propre cinématographie, invisible mais essentielle.
Calendrier :
- 1er septembre 2026 : lancement du concours
- 16 novembre 2026 : ouverture de l'espace des dépôts en ligne
- 15 mars 2027 : date limite de soumission des œuvres
- Fin juin 2027 : cérémonie de remise des prix
Qui peut participer ?
Élèves du Secondaire :
Les candidats peuvent être une classe entière, un groupe d'élèves ou un élève. Ils sont obligatoirement encadrés par un tandem de professeurs (un professeur de Lettres et un professeur de Sciences : mathématiques, physique-chimie ou SVT) de leur établissement. Une même classe peut envoyer plusieurs créations artistiques, du moment qu'un même élève participe à la création d'une et une seule création artistique.
Les créations artistiques sont déposées sur le site par les professeurs. Un même professeur peut encadrer plusieurs classes/groupes. Cette catégorie est ouverte à tous les collèges et lycées français en France ou à l'étranger. C'est l'établissement qui doit gérer les inscriptions et la soumission des créations artistiques.
Étudiants du Supérieur :
Tous les étudiants des universités et Grandes Écoles, ainsi que des élèves de classes préparatoires, résidant en France ou à l’étranger. Toutes les filières sont concernées, sans distinction. Pour cette catégorie, les soumissions se font à titre individuel et sont déposées par chaque étudiant.
Règlement du concours : disponible en septembre 2026.
Les règles par catégories :
Deux domaines sont représentés au sein du concours : domaine cinéma et domaine photographie.
Domaine Cinéma
- Catégorie « élèves du Secondaire »
- Catégorie « étudiants du Supérieur »
Durée du film : 4 minutes maximum accompagnées d’un titre et d’une note d’intention. Une note d’intention est ici comprise comme un paragraphe explicatif des choix cinématographiques dans la réalisation du court-métrage.
La note d’intention sera de 6000 caractères maximum (espaces compris) pour les étudiants du Supérieur, et de 4000 caractères maximum (espaces compris) pour les élèves du Secondaire. Elle peut inclure en annexe quelques éléments techniques ou préparatoires (extraits de scénario, schémas ou croquis, documents de repérage, etc.)
Domaine Photographie
- Catégorie « élèves du Secondaire »
- Catégorie « étudiants du Supérieur »
Un cliché unique ou une série narrative (série narrative : deux ou trois clichés liés entre eux par le thème proposé par le concours) limitée à trois clichés maximum par candidat. Chaque production sera accompagnée d’un titre et d’une note d’intention.
La note d’intention est ici comprise comme un paragraphe explicatif des choix esthétiques dans la réalisation du cliché ou de la série narrative. Elle sera de 6000 caractères maximum (espaces compris) pour les étudiants du Supérieur, et de 4000 caractères maximum (espaces compris) pour les élèves du Secondaire. Elle peut inclure en annexe quelques éléments techniques ou préparatoires (schémas ou croquis, documents de repérage, etc.)
Vous trouverez dans les sections ci-dessous une sélection de ressources autour du thème de la session 2026.
Bibliographie et sitographie
La physique quantique (2.2) : l’infiniment petit et la mesure
https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000671/la-physique-quantique-2-2-l-infiniment-petit-et-la-mesure.html
Vannucci François, « Voyage au cœur de la matière : mesurer l’infiniment petit », Laboratoire Astroparticule et Cosmologie, Université Paris Diderot :
https://fr.u-paris.fr/actualites/voyage-au-coeur-de-la-matiere-mesurer-linfiniment-petit
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/plan-large/filmer-l-invisible-2780547
https://www.lacid.org/fr/filmer-le-magnetisme-ou-l-invisible-un-defi-de-cinema
Le surréalisme au cinéma (1985) d’Ado Kyrou
Le cinéma des surréalistes (2018) d’Alain Joubery
https://www.cinemaparlant.com/fichesactivites/ft_surrealismecinema.pdf
« Quand la science voulait voir l’invisible ? Rencontre avec une archéologue des imaginaires » : https://www.youtube.com/watch?v=7HLeEOnZrBI
https://www.thiot-ingenierie.com/fr/2017/12/08/comment-nous-capturons-linvisible/
https://journals.openedition.org/critiquedart/64141
https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/les-yeux-de-la-science/petit-guide-pour-photographier-linvisible
Filmographie sélective :
https://www.cinematheque.fr/cycle/quand-les-surrealistes-allaient-au-cinema-1095.html
Microcosmos, le peuple de l’herbe, de Claude Nuridsamy & Marie Pérennou (1996)
Jacques Tourneur, le médium (filmer l’invisible) d’Alain Mazars
Vous trouverez dans les sections ci-dessous une sélection de ressources autour du thème de la session 2026.
Bibliographie et sitographie
La physique quantique (2.2) : l’infiniment petit et la mesure
https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000671/la-physique-quantique-2-2-l-infiniment-petit-et-la-mesure.html
Vannucci François, « Voyage au cœur de la matière : mesurer l’infiniment petit », Laboratoire Astroparticule et Cosmologie, Université Paris Diderot :
https://fr.u-paris.fr/actualites/voyage-au-coeur-de-la-matiere-mesurer-linfiniment-petit
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/plan-large/filmer-l-invisible-2780547
https://www.lacid.org/fr/filmer-le-magnetisme-ou-l-invisible-un-defi-de-cinema
Le surréalisme au cinéma (1985) d’Ado Kyrou
Le cinéma des surréalistes (2018) d’Alain Joubery
https://www.cinemaparlant.com/fichesactivites/ft_surrealismecinema.pdf
« Quand la science voulait voir l’invisible ? Rencontre avec une archéologue des imaginaires » : https://www.youtube.com/watch?v=7HLeEOnZrBI
https://www.thiot-ingenierie.com/fr/2017/12/08/comment-nous-capturons-linvisible/
https://journals.openedition.org/critiquedart/64141
https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/les-yeux-de-la-science/petit-guide-pour-photographier-linvisible
Filmographie sélective :
https://www.cinematheque.fr/cycle/quand-les-surrealistes-allaient-au-cinema-1095.html
Microcosmos, le peuple de l’herbe, de Claude Nuridsamy & Marie Pérennou (1996)
Jacques Tourneur, le médium (filmer l’invisible) d’Alain Mazars