IP Paris Défense et la DGA s’engagent pour sensibiliser les étudiants aux enjeux de défense et de souveraineté nationale
Dans un contexte géopolitique où les questions d’autonomie stratégique et le rôle des sciences et technologies au service de la souveraineté sont plus que jamais cruciaux, la signature de cette convention entre IP Paris Défense et la DGA prend tout son sens.
Grâce à cet accord, les étudiantes et étudiants d’IP Paris bénéficieront d’échanges privilégiés avec les ingénieurs et experts de la DGA : organisation de conférences spécialisées, visites immersives de sites d'exception habituellement fermés au grand public ou encore participation à des projets conjoints.
Cette signature s'est déroulée en présence notamment d'Estelle Iacona, directrice générale de l'ENSTA et représentante de l'Institut Polytechnique de Paris, de Camille Viallon, Adjointe Officiers des corps de l'armement à la directrice générale de l'ENSTA, des équipes de la DGA ainsi que des membres actifs de l'association étudiante.
Une dynamique impulsée par les étudiants
Née de l’initiative d’étudiants, l'association a su s’imposer naturellement comme un créateur de lien entre les formations et les acteurs majeurs de l’industrie défense. Accompagnée dès ses débuts par l’Institut Polytechnique de Paris tant sur le plan structurel que financier et largement soutenue par l’ENSTA, IP Paris Défense concrétise ici un projet de longue date.
Rencontre avec le président d’IP Paris Défense, en poste depuis mai 2026, pour revenir sur la genèse de ce projet et ses ambitions.
Président de l’association étudiante IP Paris Défense, Mathys Lesbre réalise son cursus d'ingénieur (3ᵉ année) à l’ENSTA tout en effectuant son apprentissage au ministère des Armées. En quoi consiste l'histoire d'IP Paris Défense et qu'apporte cette nouvelle convention avec la DGA ?L’association a été créée à l’origine par Mathéo Le Moël et Charles Farah avec une conviction forte : rapprocher les étudiants du monde de la défense, de la DGA et des industriels de la BITD, à travers des conférences et des visites de sites d’exception comme des bases aériennes ou l’Île Longue. En 2025, trois étudiants de l'ENSTA et une étudiante de Télécom SudParis ont repris le flambeau et ont officialisé la structure main dans la main avec l’Institut Polytechnique de Paris. C’est aussi grâce à leur travail que ce partenariat avec la DGA a pu voir le jour. Aujourd'hui, je m'inscris dans la continuité de ce travail. Cette convention représente une formidable marque de confiance qui donne tout son sens à notre engagement et nous ouvre de nouvelles opportunités directes d’échanges et d'événements exclusifs. Comment expliquez-vous l’intérêt croissant des étudiants d’IP Paris pour ces enjeux ?Plusieurs facteurs se croisent. D'abord, le contexte géopolitique a remis la souveraineté et la défense au cœur de l'actualité : ce ne sont plus des concepts lointains, mais des enjeux qui concernent notre avenir commun. Ensuite, c’est un secteur particulièrement dynamique, soutenu par des investissements majeurs et offrant des carrières stimulantes et porteuses de sens. Enfin, c'est un formidable moteur d'innovation scientifique : intelligence artificielle, quantique, cybersécurité, systèmes complexes… Pour des élèves-ingénieurs et chercheurs d'IP Paris, c’est un terrain de recherche et d'application intellectuellement passionnant. Quels projets concrets allez-vous proposer sur le campus ?Nous voulons faire découvrir un écosystème souvent méconnu mais en pleine transformation. Concrètement, nous permettons à nos membres de participer à des tables rondes, hackathons et salons pour bâtir leur réseau. Nous organisons également des conférences sur des thématiques stratégiques majeures : comme la dissuasion nucléaire ou les enjeux éthiques de l'IA dans l'armement et nous assurons chaque semaine une veille stratégique accessible sur nos réseaux sociaux, notamment Instagram. Quelle est votre vision pour les prochaines années ?
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