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Interview avec Sascha Rienäcker, étudiant en PhD track Physique des plasmas

Sascha Rienäcker est étudiant en PhD track Physique des plasmas. Il a été sélectionné pour obtenir une bourse Master 2 de l’Ecole Universitaire de Recherche PLASMAScience.
Interview avec Sascha Rienäcker, étudiant en PhD track Physique des plasmas

Sascha, vous avez 22 ans, vous venez d’Allemagne et vous êtes actuellement étudiant en PhD track de physique des plasmas à l’Institut Polytechnique de Paris. Pourquoi avez-vous choisi la France pour vos études ?

Je suis franco-allemand, c’est une des raisons principales pour laquelle j’ai choisi la France pour mes études en master et doctorat. Jusqu’ici, mon parcours scolaire et académique s’est déroulé principalement en Allemagne. J’ai eu mon baccalauréat franco-allemand à Kehl (ville de l’agglomération strasbourgeoise) et puis ma licence de physique à l’Institut de technologie de Karlsruhe (Karlsruher Institut für Technologie, KIT). Ensuite je voulais découvrir autre chose et surtout rétablir l’équilibre entre mes deux pays d’origine d’un point de vue culturel et linguistique. Mon autre motivation était bien évidemment l’excellente réputation de l’Ecole Polytechnique et de ses laboratoires dont mon laboratoire d’accueil, le Laboratoire de Physique des Plasmas (LPP). Le LPP m’a permis de me spécialiser dans le domaine de la fusion magnétique. Ceci, par exemple, n’aurait pas été possible à Karlsruhe. Enfin, j’ai obtenu une bourse d’IP Paris, ce soutien financier du programme PhD track constituait également un motif décisif.

Comment avez-vous découvert ce programme ?

J'ai une bourse de la Fondation universitaire du peuple allemand (en allemand Studienstiftung des Deutschen Volkes). C’est grâce à son réseau que j’ai découvert le PhD track.

Cette fondation qui attribue des bourses est connue pour être des plus sélectives. Apparemment, seul 0,3 % de l'ensemble des étudiants allemands deviennent boursiers de la Studienstiftung. Donc, vous êtes dans le 0,3% des happy few !

Oui, on peut le dire comme ça. Ensuite, je me suis renseigné auprès de Madame Silke Biermann, responsable des Départements de physique de l’X et de l’IP Paris. Elle m’a expliqué le déroulement des études, le dossier de candidature, le choix des cours etc. J’ai donc postulé et je suis heureux que ma candidature ait reçu une réponse positive.

Est-ce que vos études ici vous plaisent ?

Mes études me plaisent beaucoup. Le niveau d’enseignement est très haut, le niveau des étudiants, participant aux cours que j'ai suivis, l’est aussi. En revanche, il est difficile pour moi de comparer le niveau d’ici avec celui de mes études antérieures : les systèmes éducatifs sont assez différents. Ainsi, par exemple, l'intensité dans la phase finale des trimestres m'a surpris (avec la concentration des épreuves sur environ une semaine seulement).

Le programme PhD track a un format particulier, incluant le parcours «à la carte» et le tutorat. Qu’est-ce que vous pensez de ce format ?

J’apprécie la souplesse de ce programme, notamment la souplesse dans le choix des cours. Comme je l’ai dit précédemment, grâce à Mme Biermann, qui a répondu à toutes mes questions, j’ai bien compris dès le début les choix que je pouvais faire dans le cursus.

En ce qui concerne le tutorat, je pense que c'est un atout majeur de ce programme. Je suis très content d’avoir un tuteur. J'ai la chance d'être très bien encadré par Madame Hennequin du LPP, qui me soutient et me guide dans mon parcours académique en physique des plasmas. Grâce à cet accompagnement, j'ai pu effectuer dès le début de mon M1 des travaux de recherche au sein du LPP (sur la machine ToriX). Ma recherche de stage de fin d'année a été également facilitée grâce au réseau de ma tutrice.

Et quel stage vous avez réussi à trouver pour cette année ?

J'ai trouvé un stage au CEA à Cadarache, effectué en collaboration avec le LPP. Mon encadrante, Mme Vermare (LPP), m'a proposé un projet de diagnostique synthétique, c'est-à-dire de simulation d'un outil de mesure (réflectométrie Doppler) utilisé pour le diagnostic des plasmas, notamment de Tokamaks. J'ai choisi ce stage non seulement parce que le sujet me plaît (j'ai une affinité pour le travail de programmation/simulation), mais aussi, à cause de l’endroit. Ainsi, je peux découvrir le site de Cadarache qui pourrait, qui sait, devenir un lieu de travail dans le futur. Ce stage offre l’opportunité de voir les Tokamaks WEST et peut-être même ITER. Ce dernier est actuellement en phase d’assemblage et c’est très impressionnant !

Votre stage clôture donc le programme M1. L’année universitaire est presque terminée. Que pourriez-vous dire de cette première année eu égard au contexte particulier du COVID ? Est-ce que vous avez réussi à nouer des liens avec d’autres étudiants malgré la situation sanitaire ?

Malgré les restrictions sanitaires cela s'est bien passé. Nous avons un réseau sur la plateforme Discord regroupant la plupart des étudiants du PhD track. Dès le début d’année universitaire, grâce à ce réseau, nous avons réussi à organiser une rencontre et nous avons pu faire connaissance sur place avant le début du second confinement. En plus de cela, ce réseau est très utile parce que nous y échangeons toutes sorte d'informations pratiques concernant les études.

Quels sont vos projets pour l’année prochaine ? L'Institut Polytechnique de Paris propose deux Master 2 orientés « plasmas » : Physique des Plasmas et de la Fusion et Grands Instruments. Alors, quel master l’année prochaine ?

J'ai l'intention de suivre le parcours M2 Physique des Plasmas et de la Fusion (PPF). Après mon stage à Cadarache, je serais sûrement intéressé par un projet de recherche auprès du Tokamak ASDEX-Upgrade, s’appuyant sur la collaboration déjà existante entre le groupe plasmas de fusion magnétique du LPP et l'équipe à Garching (Allemagne). C'est une des options que j'envisage pour mon stage de M2.
En tout cas, je souhaite continuer dans la recherche dans le domaine des plasmas et de la fusion magnétique.